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Budget des ménages : l'alimentation reste un poids lourd

FODABI | 10:57 | 0 commentaires
Le poste alimentation est considéré comme « dépense prioritaire » par 16% des ménages français les plus modestes, contre 11% six ans auparavant. Un poids dans le budget auquel peinent à faire face chômeurs comme travailleurs précaires, étudiants ou retraités.

Les derniers chiffres dévoilés par l'Insee en octobre sur les prix à la consommation ne sont guère rassurants : les prix de l'alimentation ont continué d'augmenter en France l'an dernier (+0.2% sur douze mois). Dans le détail, les produits alimentaires hors produits frais ont progressé de 0.6%, quand le prix des produits frais a diminué de 2.4%. Sont notamment montrés du doigt riz, pâtes et café, ces produits alimentaires « de première nécessité » dont le taux de TVA devrait rester à 5.5% au 1er janvier. Un moindre mal pour les ménages en difficulté. « Prenez l'exemple d'une femme qui vit seule avec ses deux enfants, qui veut conserver son logement, qui travaille à temps partiel et touche le Smic. Il est impossible que son budget tienne la route », explique Alain Seugé, président de la Banque alimentaire. Selon le ministère du Travail, la France comptait l'an dernier 4,2 millions de travailleurs à temps partiel (18.6% des salariés). Un chiffre qui a plus que doublé en trente ans. Cette population salariée a fait son apparition dans les épiceries sociales et associations d'aide depuis quelques années. « On s'éloigne de plus en plus du stéréotype du SDF ou du migrant démuni, poursuit Alain Seugé. Nous faisons face à un nombre croissant de personnes qui ont eu un accident de la vie et qui sont tellement près du minimum qu'au moindre incident, elles basculent en situation de précarité si elles ne sont pas aidées immédiatement. »
27% du budget des ménages en 2012
L'an dernier, le panier moyen des ménages français a atteint son record historique, selon l'observatoire Familles rurales, à 138,63 euros (+1.37% sur un an). Pour le président de la Banque alimentaire, pourtant, le problème est ailleurs. « Quelqu'un qui gagne 800 euros par mois, qui a 500 euros de loyer, un abonnement téléphonique ou autres commence le mois avec moins de 200 euros, déplore Alain Seugé. Le problème n'est pas que les produits alimentaires soient trop chers, c'est le reste à vivre qui est insuffisant ». Plafonner le prix des pâtes, du riz ou du café ? « C'est utopique, dans une économie libérale, de croire au retour à un contrôle des prix tel que je l'ai connu adolescent », coupe t-il. Quoiqu'il en soit, la baisse du pouvoir d'achat en 2012 (-0.9%) n'a pas aidé les ménages. L'an dernier, selon l'association Unaf/Familles de France, les Français ont consacré 732 euros par mois à l'alimentation*. Soit 27% du budget total du foyer, juste derrière le logement (738 euros mensuels). Toujours d'après l'Unaf, au deuxième trimestre 2013, la part de dépenses consacrée par les ménages à l'alimentation a augmenté de 3% par rapport à 2012. Le prix des légumes et fruits a notamment bondi de 5.8% et de 12.6%. 
Benjamin Hay
Fotolia - © Minerva Studio
*Pour une famille comprenant deux adultes et deux enfants de 6 et 12 ans.
 
La Banque alimentaire se mobilise
Les 29 et 30 novembre, la Banque alimentaire organise sa collecte nationale annuelle. Le point d'orgue du travail de ses 5 000 bénévoles « qui se lèvent tôt tous les matins, tous les jours de l'année » insiste son président Alain Seugé. « Une fois par an, on demande à toute la société de se réveiller », explique t-il. Tout don (nourriture mais aussi produits d'hygiène et de soin) sera le bienvenu. Les associations partenaires de la Banque redistribueront ensuite les denrées, gratuitement ou contre un prix symbolique. L'an dernier, la Banque alimentaire a distribué l'équivalent de 200 millions de repas à ses 830 000 bénéficiaires.

Les salaires des politiques seraient impayables dans le privé

FODABI | 05:31 | 1commentaires
En plus de leurs salaires nets déjà enviables, les politiques bénéficient d’énormes avantages. Par exemple, la rémunération du Premier ministre Elio Di Rupo, qui atteint 137.724 euros par an, équivaudrait dans le privé à un traitement de 503.251 euros, révèle ce jeudi La Libre.
Dans son édition de ce jeudi, La Libre s’est demandée ce qu’une entreprise devrait payer pour qu’un salarié puisse gagner autant qu’un politique en salaire net. Pour ce faire, elle a fait appel à un secrétariat social, qui a préféré rester anonyme, pour effectuer les calculs sur base des salaires nets du monde politique établis par le Crisp (actualisés fin 2011, en partant d’une situation de personnes isolées sans charge de famille, n’ayant pas d’autres sources de revenus).

Le salaire brut a été reconstitué en ajoutant au net les charges sociales, le financement de la pension ou encore le coût de la mise à disposition de personnel d’entretien. Les résultats sont édifiants.
707.260 euros par an
S’ils étaient employés par une firme privée, le Premier ministre et ses vice-Premiers, qui gagnent chacun 11.477 euros par mois, coûteraient en réalité à une entreprise 503.251 euros par an par tête. Ces chiffres sont à peine supérieurs aux rémunérations des ministres wallons et fédéraux qui seraient respectivement de 502.163 euros et 490.127 euros.

Les Présidents de la Chambre et du Sénat, André Flahaut (PS) et Sabine de Bethune (CD&V), toucheraient encore plus. Rémunérés mensuellement 16.566 euros, leurs salaires équivaudraient dans le privé à 707.260 euros bruts annuels.

À côté de cela, le parlementaire de base, qui ne gagne "que" 5.729 euros par mois, coûterait "à peine" 232.903 euros par an à son employeur privé.
Photo : La Chambre. © BELGA

RD Congo : une société suisse accusée d'avoir traité avec des rebelles en 2005

FODABI | 04:09 | 0 commentaires
Pendant que la Guerre fait des ravages au Congo, pendant que les européens par la voix de l'Onu, donc des contingents africains essaient d'anéantir les rebelles et remettre la République démocratique du Congo sur les rails de la paix, une société suisse aurait entretenu des relations plus que complaisantes avec certains rebelles en rachetant de l'or recueilli illégalement par ces derniers.
 
  
L’ONG Trial révèle que la société suisse Argor-Heraeus est impliquée dans un transfert puis un traitement de plusieurs cargaisons d'or depuis le Congo, en passant par l'Ouganda, vers la Suisse. Trois tonnes d'or auraient ainsi été récupérés par la société Suisse. Le Ministère public suisse a ouvert une enquête pour « présomptions de blanchiment d’argent en relation avec un crime de guerre et de complicité de crime de guerre ». Il n'est bien évidemment plus à rappeler que les rebelles, grâce à l'argent récolté par la vente de cet or, ont pu racheter des armes et renforcer leurs positions dans le pays. Une précédente accusation portée contre la société suisse et d'autres sociétés africaines impliquées dans cet type de trafic n'avait abouti que contre les compagnies africaines. En clair, la société suisse s'en était tirée à bons comptes.

Comme dans bon nombre de guerre, les rebelles trouvent leurs forces soit dans le pillage des ressources, soit dans le financement étranger. Au Congo, pays au sous-sol immensément riche, l'or ne représente qu'une partie infirme des ressources disponibles, pouvant potentiellement servir de financement aux rebelles. Couper les financement et les différents soutiens étrangers permettraient de réduire significativement les capacités des groupes rebelles.
Argor Heraeus SA
Via Moree 14
6850 Mendrisio
Switzerland

Tel.    +41 91 640 53 53
Fax    +41 91 646 80 82
e-mail
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http://cgo-economie.blogspot.com/2013/11/rd-congo-une-societe-suisse-accusee.html

Katanga : les entrepreneurs dans le sillage des compagnies minières

FODABI | 20:20 | 1commentaires
 Géologues, ingénieurs, logisticiens, équipementiers, cuisiniers... Les besoins des miniers en personnel et matériel sont nombreux.

Avec la montée en puissance de l'activité minière dans la province, tant dans la ceinture de cuivre que dans de nouvelles zones, la demande en sous-traitance ne cesse d'augmenter. La plupart des miniers concentrant en effet leurs activités sur le traitement et la transformation des minerais de cuivre et de cobalt, ils confient les autres opérations à des sous-traitants, auxquels font appel plus particulièrement les sociétés telles que Tenke Fungurume Mining (TFM), Rio Tinto, Boss Mining ou Mutanda Mining, les compagnies chinoises et indiennes répondant le plus souvent elles-mêmes à leurs besoins.
Très segmenté, le marché de la sous-traitance minière est dominé par des étrangers. La vente d'engins miniers et de matériel de travaux publics est trustée par l'américain Caterpillar (qui représente aussi la marque Bell) et par Congo Equipment (coentreprise entre le français Tractafric et le sud-africain Barloworld). La location de matériel et la mise à disposition de personnel qualifié nécessaire aux opérations d'exploration et d'extraction (conducteurs d'engins, mécaniciens, électriciens...) sont assurées par les congolais Mining Company Katanga (MCK), Gécamines, Rulco et le belge Forrest, les plus importants, ainsi que par le sud-africain Swanepoel, le belge Mining Contracting Services Congo (MCSC) et quelques sociétés chinoises.
 
Éric Monga, un patron représentatif

Économiste de formation, Éric Monga, né à Lubumbashi en 1965, s'est lancé dans les affaires après quatre ans à la Banque centrale du Congo, puis trois comme conseiller d'Augustin Katumba Mwanke (alors gouverneur du Katanga). En 2001, il crée Trade Services, un bureau de conseil fiscal aux entreprises (qu'il assiste aussi dans leurs démarches auprès de l'administration), désormais doté de plusieurs succursales et, en 2008, la Société de surveillance minière (SSM), un laboratoire d'analyses minérales basé à Likasi. Après avoir dirigé le Comité professionnel des miniers du Katanga, Éric Monga a été élu, le 29 mars dernier, à la présidence du bureau provincial de la Fédération des entreprises congolaises (FEC-Katanga). M.D.
Étrangers
Si les compagnies minières ont leurs propres géologues, elles font aussi appel à des sous-traitants, dont le congolais Bascons et le sud-africain SRK Consulting, et recourent à des laboratoires d'analyse minérale et de surveillance environnementale locaux, dont les leaders sont la Société de surveillance minière (SSM) que dirige Éric Monga (lire portrait ci-contre), et le Labo Gac et Stewart.
La construction des usines est largement dominée par les étrangers, dont le sud-africain Group Five, New Baron & Lévêque International Afrique (filiale du groupe Forrest) et Mining Engineering Services Suppliers, filiale du groupe Somika. Ce dernier intervient également dans la fabrication de produits chimiques, notamment des acides, via Mining Chemical Suppliers. Ses concurrents sur ce marché sont Chemaf (filiale de Shalina Resources, basé à Dubaï), Ruashi Mining (filiale de Metorex) ou la Gécamines, qui produit aussi de la chaux, les importations étant quant à elles assurées par les compagnies minières elles-mêmes et par le belge Manuchar. La majorité des 9 000 trucks qui évacuent chaque mois les produits miniers vers les grands ports de la sous-région appartient à des sociétés tanzaniennes, sud-africaines et zambiennes. Limitée à quelque 400 camions, l'offre locale est assurée par les transporteurs Hermis et Hakuna Matata, suivis par Noka et NDB. La fourniture et la distribution de produits pétroliers sont réalisées par diverses compagnies dont Puma Energy, Engen et quelques distributeurs locaux. Les activités de catering sont quant à elles principalement assurées par Number One et Aden Services Congo.
Si l'on se base sur les 400 millions de dollars (plus de 300 millions d'euros) dépensés par une compagnie comme Ruashi Mining pour sa sous-traitance en 2010, tout porte à croire que le chiffre d'affaires de la filière s'élève à plusieurs milliards de dollars. Reste que la part qui revient aux entreprises congolaises est encore très limitée.
 
Emmanuel Basanga, expert géologue
Diplômé en géologie fondamentale de l'université de Lubumbashi, Emmanuel Basanga a travaillé au Centre de recherches géologiques et minières, au ministère des Mines et des Hydrocarbures, puis chez le canadien SouthernEra Resources. « Conscient des importants besoins de l'industrie minière en personnel spécialisé », le géologue décide, en 2007, de créer, avec des associés, Basanga Consulting (Bascons), dont il est le directeur général. Doté de matériel perfectionné, le bureau emploie des géologues (dont les travaux sont supervisés et certifiés par des sociétés étrangères), des électriciens, des logisticiens, des informaticiens et des infirmiers. Comptant parmi ses clients Tenke Fungurume Mining, Sodexmines, African Metals, Ruashi Mining et la Compagnie minière de Luisha, la société, qui opère dans d'autres provinces du pays (notamment en Province-Orientale), reste le leader congolais sur son marché malgré la concurrence croissante. M.D.
Image : Un atelier de Mining Contracting Services Congo (à Lubumbashi). © Baudouin Mouanda/JA
http://congo-economique.blogspot.com/2013/11/katanga-les-entrepreneurs-dans-le.html

RD Congo : un contrat en or pour Forrest dans le Kivu

FODABI | 20:13 | 0 commentaires
Le groupe Forrest s'investi dans la mine d'or de Twangiza au Sud-Kivu, en RD Congo, en coopération avec Banro Corporation. 

S'il n'est plus détenteur de concessions minières, le groupe Forrest n'a pas abandonné le secteur extractif en RD Congo, où il compte développer ses activités de sous-traitance. Malta David Forrest, directeur général depuis 2011 en remplacement de son père George, vient de signer un nouveau contrat au Sud-Kivu.
Mise à disposition d'engins
« Nous devenons opérateur de la mine d'or de Twangiza pour le compte de Banro Corporation, coté à Toronto et New York, mettant à sa disposition engins, camions et bennes », a-t-il confié à Jeune Afrique. Forrest exploite déjà la mine de cuivre de Kamoto, au Katanga, pour le compte de Glencore et de la Gécamines.
Image : Les collines autour du site de Twangiza. © Banro Corporation
http://congo-economique.blogspot.com/2013/11/rd-congo-un-contrat-en-or-pour-forrest.html


 
 
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